04.11.2009

Pierre Maille au procès de l'Erika

Erika : Pierre Maille auditionné, hier, à Paris

 

 

Pierre Maille (bis).jpgDans le cadre du procès en appel de l'Erika, Pierre Maille, président du conseil général et partie civile, a été auditionné, hier à la cour d'appel de Paris. « Nous avons fait appel car Total a fait appel, explique-t-il. Je souhaite que la cour confirme le premier jugement qui montre la responsabilité conjointe des différents acteurs de la chaîne de transport. Par ailleurs, nous avons subi un préjudice écologique et un préjudice au niveau de l'image. Nous avons ainsi demandé une indemnisation de 10 millions d'euros pour les dégâts sur l'environnement et de 2 millions d'euros concernant l'image et les conséquences sur le tourisme dans le département. »

(Source : Ouest-France 04.11.2009)

 

 

Procès Erika. Reconnaître le préjudice écologique des collectivités

Plusieurs élus, dont les présidents des régions Bretagne, Pays-de-la-Loire et Poitou-Charentes, ont demandé hier que leurs collectivités soient indemnisées au titre du préjudice écologique pour le naufrage de l'Erika, lors du procès en appel.

«Nous ne voulons pas qu'une telle catastrophe se reproduise et votre arrêt jouera un rôle important pour cela», a déclaré Jacques Auxiette, président du conseil régional des Pays-de-la-Loire, devant le président de la cour, Joseph Valantin. Les Pays-de-la-Loire demandent 30M€ au titre du préjudice écologique, tout comme la Bretagne et le Poitou-Charentes, tandis que le Finistère, notamment, réclame 10M€. Lors du procès de première instance, le préjudice écologique avait été reconnu pour le seul département du Morbihan et la Ligue de protection des oiseaux (LPO). «Avec cette accumulation de demandes, ne risque-t-on pas d'indemniser plusieurs fois la même chose?», a objecté Me Axel Engelsen, avocat de la société de classification Rina.


Pour un jugement «sévère»

Le président du conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian, a souligné la compétence de la région en matière d'environnement et rappelé qu'elle cofinance avec l'État, dans le cadre des contrats de plan, des actions en matière environnementale. Il faut aussi que, sur le plan pénal, «la responsabilité collective de l'ensemble de la chaîne de transport», dont celle de l'affréteur Total, soit confirmée, a-t-il insisté.

Pierre Maille, président du conseil général du Finistère, a souhaité pour sa part que le jugement soit «sévère, afin, nous l'espérons, de dissuader de futures pollutions». Total, Rina, l'armateur de l'Erika Giuseppe Savarese et son gestionnaire Antonio Pollara avaient été condamnés solidairement en première instance à 192M€ de dommages et intérêts. Ils avaient également reçu l'amende maximale: 375.000 €, pour les personnes morales, 75.000 € pour les personnes physiques. Le parquet général prendra ses réquisitions le 10novembre, le procès s'achevant le 18.

(Source : Le Télégramme 04.11.2009)

 

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