25.03.2009

MDPH : Un Recours contre l'Etat !

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Gilbert Monfort, Vice-Président du Conseil général, chargé des Solidarités






La loi du 11 février 2005 relative à l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a créé les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH).

Les départements, à l’image du Conseil général du Finistère, ont doté les MDPH de moyens logistiques et humains conséquents, conformément aux engagements initiaux de l’Etat. Mais l’Etat ne respecte pas ses promesses, ni sur le plan financier, ni sur le plan des moyens humains… Belle volonté affichée de faire de la compensation du handicap une action prioritaire ! Mais, en réalité, les MDPH sont victimes du désengagement financier de l’Etat

La MDPH du Finistère fonctionne grâce à des agents du Conseil général et de l'État détachés de leur administration. Certains personnels ont choisi de rejoindre leur poste d'origine. Mais l'État ne les a pas remplacés et n’a accordé aucune compensation à la MDPH. Ils ont donc été remplacés par des contractuels payés par le conseil général du Finistère. Comme le souligne Gilbert Monfort, Vice-Président chargé des Solidarités, « nous n’avions pas le choix : 4 emplois sur 60, c’est énorme ! Imaginez qu’en 2008, la commission des droits et de l’autonomie a examiné 35.281 demandes de prestations, dont 5.463 concernaient des enfants. C’est d’ailleurs le conseil général qui paye ces prestations - notre budget handicap global est de 80 à 90 M€ - et qui a financé la bonne dizaine de nouveaux postes créée à la MDPH depuis son ouverture en 2006. C’est pour cela que nous demandons un effort de l’État. »

La commission exécutive de la MDPH a donc décidé de déposer un recours au tribunal administratif contre ce désengagement de l’État. Elle demande une compensation de près de 156.000 € pour le départ de quatre de ses agents affectés à la maison départementale des personnes handicapées.

Le collectif des personnes handicapées du Finistère a également tiré la sonnette d’alarme et a demandé que l'État respecte ses engagements. L’Association estime que les récentes décisions montrent que les personnes handicapées ne sont pas une priorité pour ce gouvernement.

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