25.02.2009

Services Publics, Missions d'Utilité Publique... Pour tous ?

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Mois après mois, en Finistère, comme en France, des services publics sont victimes de la politique de désengagement de l’Etat… Tous les secteurs sont touchés : Santé, Equipement, Douanes, Affaires maritimes, Trésor public, Gendarmerie, Justice, Service postal, Education…

Les élu(e)s du Groupe « Finistère à gauche, Finistère pour tous » n’ont eu de cesse d’exprimer leur profond désaccord vis-à-vis de ces atteintes au service public ou à ceux assurant une mission d'utilité publique.

Les derniers en date : Le Planning familial et la Protection judiciaire de la jeunesse.

Menaces sur le Planning familial !
Le mouvement français de planning familial exprime de vives inquiétudes sur la réduction des crédits 2009. L’amputation des ressources pour ces associations est une petite et fausse économie pour le budget de l’Etat mais une grande mise en danger de leurs missions d’utilité publique que sont l’information et l’éducation à la sexualité. 450 000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. Or, la conséquence de cette brutale démission de l’Etat est la fermeture programmée d’un grand nombre de ces lieux d’accueil et d’écoute individuels et collectifs. Par l’aide qu’elles apportent en matière d’information sur les différentes méthodes de contraception, d’actions d’éducation à la sexualité et de défense du droit des femmes à disposer de leur corps, ces associations accomplissent une véritable mission de santé publique.
L’Etat se doit d’assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité et la prévention pour toutes et tous conformément à l’article 1er de la loi de juillet 1973. L’Etat doit favoriser le développement des lieux d’écoute et de parole, et non pas leur suppression.
Le groupe des élu(e)s « Finistère à gauche, Finistère pour tous » soutient les demandes de maintien des interventions collectives du Planning familial. Il demande à l’Etat de donner les moyens nécessaires aux associations intervenant au sein du Planning familial. Il demande au moins le maintien des moyens alloués en 2008.

Menaces sur la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) !
Contre l’avis de tous les professionnels, le gouvernement a séparé la prise en compte des mineurs en danger relevant des politiques du département et celle des mineurs délinquants placés sous la responsabilité de la justice. De plus, le gouvernement a diminué de manière drastique les crédits de la protection judiciaire de la jeunesse qui est du domaine de l'État.
Cette réduction sans précédent des moyens intervient au moment où notre pays traverse une grave crise économique, une crise qui va de fait aggraver les inégalités sociales et fragiliser les familles, en particulier les jeunes qui ont besoin de mesures de suivi ou de placement.
Ces décisions gouvernementales vont entraîner le transfert aux conseils généraux du coût de la prise en charge des mesures civiles mises en oeuvre par la PJJ. Et, il est à craindre que ce transfert se fasse comme les précédents, c'est-à-dire sans réelle compensation financière de l’Etat.

Le groupe de la majorité départementale exprime son profond désaccord vis-à-vis de la politique de désengagement menée par l’Etat. Il n’y a plus aujourd’hui de politique d’aménagement qui prenne en considération les spécificités, les intérêts ou les besoins d’un territoire ou d’une population. Seules comptent désormais la rationalité et la rentabilité d’une mesure ou d’une réforme.

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